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L’Union Départementale CGT 83 dénonce les violences du gouvernement dans les manifestations

COMMUNIQUE DE PRESSE - 11 Janvier 2018

Suite aux violences constatées lors de la manifestation du samedi 5 janvier à TOULON, l’Union Départementale CGT du Var condamne l’attitude du Gouvernement en matière de répression.

Dès le mois de décembre pour la première fois dans le Var, les forces de l’ordre ont utilisé en grande quantité gaz lacrymogènes et « flashball » pour réprimer les manifestations de lycéens à La Seyne, Toulon et Hyères. Rappelons qu’un jeune a été grièvement blessé à l’oeil à HYERES.

Pourtant le défenseur des droits Jacques TOUBON avait préconisé début 2018 l’interdiction de l’utilisation de « flashball » dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, suite aux blessures infligées lors de la répression des manifestations contre la « loi travail ».

Depuis la stratégie du gouvernement reste la même. Sous couvert de fermeté, il s’agit de réprimer les manifestations de manière totalement disproportionnée en utilisant des moyens d’une extrême dangerosité contre les manifestants.

Nous constatons pour la première fois depuis très longtemps l’emploi d’un tel arsenal répressif à Toulon lors d’une manifestation. C’est bien sur ordre de la préfecture du Var que les policiers interviennent, y compris contre les manifestants pacifiques que nous ne confondons pas avec les « casseurs » dont nous condamnons les actes.

La CGT avait vécu cette même volonté de répression de la part du Gouvernement en place lors des manifestations (pourtant déclarées) contre la « loi travail » en 2016. Certains parlementaires souhaitaient déjà une nouvelle loi liberticide contre le droit de manifester au prétexte de « casseurs » qui avaient d’ailleurs pu agir en toute impunité en tête des cortèges parisiens…

Edouard Philippe reprend donc exactement la même recette, apportant comme réponse à un mouvement social profond une réponse sécuritaire et répressive par une nouvelle loi « anti-casseur ».

Personne n’est dupe sur la volonté et stratégie gouvernementale de durcir le ton afin de faire “basculer” l’opinion publique en recentrant un débat qui ne porterait plus que sur les violences dans les manifestations.

L’UD CGT du Var demande au Préfet du Var de faire cesser l’utilisation des « flashball » dans les manifestations. La CGT côtoie depuis des années à TOULON les forces de l’ordre qui ont assuré la sécurité des manifestants lors des journées d’actions qu’elle organise. Ces fonctionnaires ne doivent pas être placés en position d’agresseurs.
L’UD CGT du Var condamne tout futur projet de loi qui viserait à restreindre le droit à manifester, la législation actuelle suffisant très largement à assurer le maintien de l’ordre.

La réponse aux revendications sociales ne peut être la répression !

La CGT appelle l’ensemble des salariés à mettre en débat dans les entreprises les modalités d’actions à mettre en œuvre pour préparer les journées d’actions à venir, dans le but de « bloquer » l’économie afin d’obtenir satisfactions sur les revendications d’augmentation du pouvoir d’achat, dont l’augmentation des salaires.

Article publié le 14 janvier 2019.


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